Annonce semaine nationale Elizabeth Fry: 2 au 8 Mai 2016

Thème : Accueillir les femmes dans la communauté

L’Association Canadienne des Sociétés Elizabeth Fry (ACSEF) célèbre à chaque année la Semaine Elizabeth Fry. Les sociétés Elizabeth Fry organiseront, partout au pays, des événements publics.

L’Association Canadienne des Sociétés Elizabeth Fry (ACSEF) célèbre à chaque année la Semaine Elizabeth Fry. Les sociétés Elizabeth Fry organiseront, partout au pays, des événements publics.

L’objectif est d’accroître la conscientisation et l’éducation du public au sujet de la situation des femmes confrontées à la justice pénale et particulièrement celles qui sont criminalisées pour contrer les stéréotypes négatifs existants sur les femmes marginalisées et criminalisées.

La Semaine Elizabeth Fry se tient toujours la semaine précédant la Fête des Mères. La majorité des femmes en prison sont des mères et la plupart supportaient seules leurs familles au moment de leur incarcération.

Quand les mères écopent d’une sentence d’incarcération, elles et leurs enfants sont condamnés à la séparation. Plusieurs femmes considèrent que cela constitue la punition la plus sévère. Les Sociétés Elizabeth Fry essayents d’attirer l’attention sur cette réalité en terminant la semaine nationale Elizabeth Fry le jour de la Fête des Mères.

En portant attention aux besoins des femmes dans la communauté ainsi qu’à la question des alternatives à l’incarcération, les 24 sociétés membres souhaitent encourager le public canadien à considérer les solutions communautaires productives et responsables face au système de justice pénale. Nonobstant les limites fiscales actuelles, ses espoir est d’encourager le développement de ce type d’options communautaires plutôt que celles plus coûteuses de l’incarcération.

semaine nationale Elizabeth Fry 2016 (Word)

semaine nationale Elizabeth Fry 2016 (PDF)

La Coalition des femmes pour l’abolition de la prostitution : présente en Cour, présente dehors et présente tous les jours pour l’égalité entre les femmes et les hommes

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Communiqué de presse                                                                                  Pour  diffusion immédiate   13 juin 2013

La Coalition des femmes pour l’abolition de la prostitution : présente en Cour, présente dehors et présente tous les jours pour l’égalité entre les femmes et les hommes

Ottawa, ON – La Coalition des femmes pour l’abolition de la prostitution («la Coalition») et une alliance de sept organisations nationales, provinciales et locales de femmes, dont les membres, les organes de décision, et les clientes comprennent des femmes prostituées. La Coalition tient à réitérer aujourd’hui, jour des audiences de la cause Bedford c. Canada, son engagement continu à défendre l’égalité entre les femmes et les hommes.

Cet engagement se manifeste aujourd’hui par la présence devant la Cour suprême du Canada des avocates de la Coalition, Janine Benedet et Fay Faraday afin de proposer une troisième voie juridique. Cette troisième voie demande la décriminalisation des femmes piégées dans la prostitution et le maintient des lois contre les hommes qui achètent, vendent et exploitent le corps des femmes: les proxénètes, les clients et les trafiquants. « La prostitution est une pratique d’inégalité. La majorité des clients de la prostitution au Canada sont des hommes alors que la majorité des personnes prostituées sont des femmes et des filles. Celles-ci sont victimes, avant même leur entrée dans la prostitution, de différentes inégalités systémiques telles que l’origine autochtone, l’ethnie, la pauvreté, l’âge, les handicaps et le statut d’immigrant », affirme Michèle Audette de l’Association des femmes autochtones du Canada. « Il est donc impératif que le Canada prenne position afin de punir ceux qui profitent de ces inégalités et de protéger les femmes ». «Mais il est aussi crucial, ajoute Jacqueline Gullion de l’Association canadienne des centres contre le viol, d’offrir des stratégies et des services de soutien afin de permettre aux femmes de sortir de la prostitution ».

L’engagement de la Coalition se manifeste aussi par la présence de dizaines xde ses membres et sympathisantEs venuEs de partout au Canada afin de porter fièrement le message «Criminalisez les prostitueurs pas les femmes» jusque dans les marches de la Cour suprême. « C’est important d’envoyer un message clair tant à la population qu’aux éluEs qui devront légiférer suite à la décision. En criminalisant les femmes prostituées, l’État punit les femmes pour leur exploitation sexuelle » fait remarquer Diane Matte de la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle. « La loi ne doit ni encourager ni permettre une situation inégalitaire pour les femmes, ni l’extraordinaire niveau de danger auquel elles font face dans la prostitution. C’est pourquoi nous devons décriminaliser les personnes prostituées sans jamais accepter de fermer les yeux sur les actes des hommes qui se croient permis d’acheter et de vendre les corps des femmes et des filles » souligne Kim Pate de l’Association canadienne des sociétés Elizabeth Fry.

« Nous voulons plus que la prostitution pour les femmes » affirme Hilla Kerner du Vancouver Rape Relief ans Women’s Shelter. « Nous voulons la sécurité, l’égalité et la liberté pour nous et pour toutes les femmes et nous continuerons de lutter jusqu’à la victoire ». L’engagement de la Coalition à lutter pour une société plus juste, ne s’arrêtera donc pas aujourd’hui, avec la fin des audiences. La campagne « Nous voulons plus pour les femmes que la prostitution et plus pour les femmes prises dans la prostitution » continuera de battre son plein afin de sensibiliser population et éluEs. Sachant que la pauvreté et le manque de choix véritables sont des facteurs importants d’entrée dans la prostitution et, très souvent, des obstacles à la sortie, la Coalition des femmes pour l’abolition de la prostitution continuera aussi de demander à l’État d’investir dans les communautés, d’offrir un revenu minimum garanti, des logements adéquats et abordables de même que des services de santé et des garderies accessibles à toutes.

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Les membres de la Coalition des femmes pour l’abolition de la prostitution sont: l’Association canadienne des centres contre le viol (ACCCACS), le Vancouver Rape Relief & Women’s Shelter, l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC), l’Association canadienne des sociétés Elizabeth Fry (ACSEF), l’Action ontarienne contre la violence faite aux femmes (AOcVF), le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) et la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES).

http://www.abolitionprostitution.ca/

Contacts médias:

Éliane Legault-Roy, 514-692-4762, [email protected]
Claudette Dumont-Smith, 613-722-3033 poste 223, [email protected]
Hilla Kerner, 604-872-8212, [email protected]
Kim Pate, 613-298-2422, [email protected]

Comminqué de Presse: La Cour suprême rate une occasion de mieux protéger les femmes victimes de violence

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Le 21 janvier 2013 (Ottawa) – La Cour suprême du Canada a rendu sa décision dansla cause R. c. Ryan. L’Association canadienne dessociétés Elizabeth Fry (ACSEF) etle Fonds d’action et d’éducation juridiques (FAEJ) sont intervenus ensemble dans ce dossier, plaidant que les femmes violentées par un conjoint quitentent de recourir à la force pour sauver leur vie et celle de leurs enfants ont droit aux moyens de défense prévus en droit criminel.

Le tribunal a déterminé que la défense de contrainte ne s’appliquait pasmais a ordonné une suspension des procédures. Par conséquent, Madame Ryan n’aura pas à subir une nouvelle pour suite.

L’ACSEF et le FAEJ avaient plaidé que la loi devrait mieux refléter le vécu réel des femmes violentées par un conjoint. En ordonnant la suspension des procédures, la Cour a reconnu que Madame Ryan avait été «sérieusement affectée» parla violence qu’elle a subie:

«En outre, Mme Ryan a été sérieusement affectée par les mauvaistraitements que lui a infligés M. Ryan, ainsi que, nul doute, par ces interminables procédures,s’étirantsur presque cinq ans, et au cours des quelles elle a d’abord été acquittée en première instance avant de s’opposer avec succès à l’appel du ministère public en Cour d’appel. Il est aussi troublant de constater, à la lumière du dossier, que les autorités compétentes ontsemblé démontrer un plus grand empressement à intervenir pour protéger M. Ryan qu’à réagir à la demande de Mme Ryan lorsqu’elle sollicitait leur aide pourmettre un terme au règne de terreur que lui imposaitson époux.»

Malheureusement, même si la CSC déclare que cette affaire est exceptionnelle, il existe de bonnes
raisons de croire qu’il n’en estrien. «Touslessix jours, une femme esttuée au Canada par un partenaire intime. Ces assassinatssontsouvent associés à l’absence ou à l’insuffisance demesures appropriées du système de justice pénale pour défendre cesfemmes. En n’exerçant pasla diligence nécessaire pour protéger les femmes contre la violence sexiste, le gouvernement canadien contrevient à ses obligations aux termes du droit international» constate Lee Lakeman, porte‐parole de l’Association canadienne des centres contre les agressions à caractère sexuel (ACCCACS).

«Lesfemmes qui fui ent la violence ont le droit de se défendre contre leurs agresseurs, etla loi doit changer afin qu’elles ne soient pas criminalisées lorsqu’elles agissent en désespoir de sauver leur vie», ajoute Madame Lakeman.

Si cette décision met fin à une poursuite intentée contre une femme, il est malheureux que l’analyse
faite parla Cour suprême des moyens de défense inscrits au droit criminel ne présente pas beaucoup
d’espoir pourleur évolution. Le jugements’en tient à une analyse de la doctrine et à certaines
clarifications desmoyens de défense,mais n’aborde pasleurslacunes à rendre compte de la diversité
des expériences humaines aux quelles elles doivents’appliquer. Selon Christine Boyle, conseillère del’ACSEF et du FAEJ, «la décisionme semble refléter, plutôt qu’un progrès de la common law, le souhait d’une stabilité conceptuelle du droit des défenses, ainsi qu’une préférence pour une contestation d’ordre constitutionnel et des réformes législatives. C’est une orientation tout à fait contraire au souhait de l’ACSEF et du FAEJ, qui prônent une évolution du droit relatif aux moyens de défense en vue de favoriser l’égalité, dans le but d’éviter la criminalisation des femme sforcées de se défendre contre la violence.»

Nicole Ryan a subi 15 années d’un «règne de terreur». Son compte rendu des violencessubies, de ses
craintes et de ses efforts pourtrouver de l’aide a été accepté parle tribunal de première instance, qui l’acquittée de l’accusation d’avoir conseillé la perpétration d’unmeurtre. La Cour d’appel de laNouvelle‐Écosse a parla suite maintenu à l’unanimité cet acquittement.Nicole Ryan a été victime d’agressions sexuelles et physiques, de violences émotionnelles et psychologiques et demenaces répétées avec une arme à feu. Son conjointl’a également menacée à plusieurs reprises de les «tuer», «détruire» et «anéantir», elle et leur fille,si Madame Ryan le quittait. Cesmenaces étaientsouvent d’une précision morbide. M. Ryan a menacé demettre le feu à leur maison pendant que Madame Ryan et leur fille s’y trouveraient etil lui amontré le terrain où il voulait creuser une tranchée pourles enterrer sous du gravier et des déchets. Madame Ryanmesure 5 pi 3 po et pèse 130 livres, alors que M. Ryan mesure 6 pi 3 po et pèse 230 livres.

Lorsque Madame Ryan a enfin réussi à fuir, la preuve présentée au tribunal a révélé que,même s’il
résidait à deux heures de route de chez elle, M. Ryan surgis sait souvent sur le chemin la conduisant à son travail, et à l’extérieur de lamaison de sa soeur où elle avaittrouvé refuge. Madame Ryan a
contacté la police et les services aux victimes une douzaine de fois, mais les tribunaux ont confirmé que ses appels à l’aide «étaient restés lettre morte». Isolée, terrifiée et dépourvue d’options, Madame Ryan a éventuellement cherché protection. L’accusation d’avoir conseillé de commettre un crime a été portée aprèssa rencontre avec un agent d’infiltration policier quise faisait passer pour un tueur à gages.

Selon Jennifer Tomaszewski, porte‐parole du Fonds d’action et d’éducation juridiques, «la violence faite aux femmes demeure toujours un problème grave. Nous sommes plus que jamais engagées à plaider au nom des femmes et à faire valoirles enjeux d’égalité soulevés dans des causes comme R. c. Ryan. Dans le contexte de la trèsrécente décision R. c. O’Brien, nous craignons qu’il reste encore beaucoup de travail à faire.»

Christine Boyle, c.r., est conseillère de l’ACSEF et du FAEJ.

Le factumde l’ACSEF‐FAEJ est accessible au http://leaf.ca/legal‐issues‐cases‐and‐law‐reform/active‐
cases/

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Pour plus d’information:
KimPate – 613‐298‐2422
Christine Boyle – 604‐738‐0570
KimStanton – 416‐595‐7170

Communiqué de presse: Une Coalition de groupes de femmes en quête d’égalité VEUT PLUS POUR LES FEMMES

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(OTTAWA) Le 8 mars 2013 – En cette Journée internationale des femmes comme à chaque jour, les femmes de tout le Canada et du monde entier devraient être libres de l’esclavage, de la violence, de l’inégalité et de l’exploitation. La Coalition des femmes pour l’abolition de la prostitution, un regroupement pancanadien de groupes de femmes en quête d’égalité, s’insurge contre l’exploitation continue des femmes dans la prostitution et presse le Canada de dénoncer l’exploitation et la vente du corps des femmes.

La Coalition lance aujourd’hui sa campagne «Nous voulons plus pour les femmes» dans le but d’attirer l’attention sur la réalité que vivent les femmes qui sont victimes de la traite et prostituées.

«La prostitution, c’est de la violence envers les femmes», déclare Diane Matte, de la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES). «La prostitution existe à cause du racisme, du capitalisme, du colonialisme et de l’inégalité des femmes. Celles qui ont le moins de possibilités de faire des choix sont mises à mal par la prostitution et le seront encore davantage s’il y a décriminalisation de cette industrie misogyne et par la commercialisation de leurs corps.»

«Nos efforts doivent venir en aide à toutes les femmes rendues vulnérables à la prostitution et la traite des personnes dans le monde entier, non seulement par des hommes individuels, mais particulièrement par la violence et l’oppression systémique. Il n’y a pas de choix sans options», ajoute Michèle Audette, présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC). «Les femmes autochtones sont surreprésentées dans la prostitution. La pauvreté, le déracinement, la déconnection d’avec leurs peuples et leurs communautés et leur marginalisation dans la société font partie des causes de leur vulnérabilité particulière à cette violence et cette exploitation.»

Hilla Kerner, de l’Association canadienne des centres contre les agressions à caractère sexuel (ACCCACS), déclare: «Nous voulons plus que la prostitution pour les femmes. Nous voulons que l’État canadien leur garantisse un revenu de base, afin qu’elles ne soient pas obligées de se tourner vers la prostitution, et nous voulons que les hommes qui achètent et prostituent des femmes aient des comptes à rendre.»

«Nous dénonçons l’achat et la vente de femmes et d’enfants par des hommes, ainsi que la criminalisation des femmes prises dans la prostitution», affirme Candice Pilgrim de l’Association canadienne des sociétés Elizabeth Fry (ACSEF). «Un trop grand nombre des femmes que nous connaissons n’ont pas accès à un revenu adéquat, à de l’instruction, ou même à l’aide sociale. La plupart d’entre elles ont été agressées dans l’enfance ou l’adolescence et leurs tentatives pour se couper entièrement de ces réalités les rendent vulnérables à de nouvelles violences. Aucune femme ne devrait avoir à vendre son corps pour payer son loyer ou nourrir ses enfants.»

La Coalition presse les Canadiennes et les Canadiens à réclamer une égalité réelle des femmes sous forme de ressources communautaires, d’un revenu de base garanti, d’occasions de s’instruire, de services de soutien, et cetera, et NON par le biais d’une décriminalisation de la vente de leurs corps à des fins lucratives.

Membres de la Coalition des femmes pour l’abolition de la prostitution:

Vancouver: CASAC/ACCCACS – Canadian Association of Sexual Assault Centres/ Association canadienne des centres contre le viol

Ottawa: AFAC – Association des femmes autochtones du Canada
Ottawa: ACSEF – Association canadienne des sociétés Elizabeth Fry
Montréal: RQCALACS – Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel

Montréal: CLES – Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle Vancouver: Vancouver Rape Relief & Women’s Shelter
Ottawa: AOcVF – Action ontarienne contre la violence faite aux femmes

Contacts médias:

Diane Matte, 514-750-4536, [email protected]
Claudette Dumont-Smith, 613-722-3033 X 223, [email protected] Hilla Kerner, 604-872-8212, [email protected]
Candice Pilgrim, 613-866-6875, [email protected]

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