Correctional Officer at the Grand Valley Institution Arrested for Sexual Assault Against Prisoner

Correctional Officer at the Grand Valley Institution Arrested for Sexual Assault Against Prisoner

[version française ci-dessous]

NEWS RELEASE

Correctional Officer at the Grand Valley Institution Arrested for Sexual Assault Against Prisoner

FOR IMMEDIATE RELEASE

OTTAWA, TUESDAY July 7, 2020 – Today, the Canadian Association of Elizabeth Fry Societies (CAEFS) has learned that a Correctional Officer at the Grand Valley Institution (GVI), a federal prison designated for women, was arrested and charged with 1 count of sexual assault against a prisoner in 2016.

“For years, CAEFS has been calling attention to how the power structures inherent to the prisons make those held inside incredibly vulnerable to abuse by CSC employees. This is particularly concerning for incarcerated women as most of them have experienced abuse prior to their prison sentence, including sexual abuse, and have extensive histories of trauma which is further perpetuated through their experience of incarceration. A clear example of this – and one that CAEFS has repeatedly advocated against – is CSC’s policy of routine strip searches, which is a form of state sanctioned sexual violence”. – Emilie Coyle, Executive Director of CAEFS

The arrest of the Correctional Officer from GVI follows the arrest of another Correctional Service of Canada (CSC) Correctional Officer at the Nova Institution for Women (Nova), another federal prison designated for women, in early May 2020. He was arrested and charged with 6 counts of sexual assault, 6 counts of breach of trust, and 1 count of trying to procure sexual service – all related to his work at Nova. His arrest came after multiple prisoners at Nova came forward to tell their experiences of being sexually assaulted.

That there are now multiple active cases against Correctional Officers for sexual assault in several institutions is indicative of the pervasiveness of sexual violence against incarcerated women. Prisons are not – and never will be – safe places, as by their very nature, prisons are violent and oppressive institutions.

The sexual abuse experienced by the woman at GVI, and the women who have come forward from Nova, is egregious. Now, during the COVID-19 crisis, with visits prohibited and significantly reduced access to external accountability mechanisms, there is less oversight than ever within CSC institutions, making prisoners even more vulnerable to all forms of abuse.

The issue of sexual coercion and violence in the prisons is of sufficient concern that the Office of the Correctional Investigator has launched a systemic investigation into this matter, the results of which will likely be released in the fall of 2020.

“Eliminating strip searching; ensuring that incarcerated people can readily access external counselling and treatment options for trauma and abuse; an increase in oversight and accountability mechanisms of and for CSC – all these should be implemented immediately. However, we must emphasize that reforming a violent system can only take us so far in preventing the abuse of vulnerable women. Rather than incarcerating women, we need to invest in building safe and supportive communities” – Emilie Coyle, Executive Director of CAEFS

CAEFS Ontario regional advocacy team continues to be available to support all of the prisoners at GVI. In addition, all federally incarcerated people in women’s prisons can access CAEFS advocacy support and services through our National Office 1-800-637-4606.

For comments:

Emilie Coyle, Executive Director of the Canadian Association of Elizabeth Fry Societies Email: ecoyle@caefs.ca
Phone: 613-316-6785

PDF: Correctional Officer at the Grand Valley Institution Arrested for Sexual Assault Against Prisoner

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Un agent correctionnel de l’institution Grand Valley est arrêté pour agression sexuelle sur une prisonnière

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

OTTAWA, MARDI 7 JUILLET 2020: Aujourd’hui, l’Association canadienne des sociétés Elizabeth Fry (ACSEF) a appris qu’un agent correctionnel de l’Institution Grand Valley (IGV), une prison fédérale désignée pour les femmes, a été arrêté cette semaine et accusé d’un chef d’accusation d’agression sexuelle contre une prisonnière en 2016.

“Depuis des années, l’ACSEF attire l’attention sur la façon dont les structures de pouvoir inhérentes aux prisons rendent les personnes détenues à l’intérieur incroyablement vulnérables aux abus des employés du Service correctionnel du Canada (SCC). Ceci est particulièrement préoccupant pour les femmes incarcérées car la plupart d’entre elles on subi des abus avant leur incarcération, y compris des abus sexuels, et ont un long passé de traumatisme qui se perpétue encore à travers leur expérience d’incarcération. Un exemple clair de cela – et un contre lequel l’ACSEF a plaidé à plusieurs reprises – est la politique du SCC de fouilles à nu de routine, qui est une forme de violence sexuelle sanctionnée par l’État.” – Emilie Coyle, directrice générale de l’ACSEF

L’arrestation de l’agent correctionnel de IGV fait suite à l’arrestation d’un autre agent correctionnel du SCC à l’Institution Nova pour les femmes (Nova) au début du mois de mai 2020. Cet agent a été arrêté et accusé de 6 chefs d’accusation d’agression sexuelle, 6 chefs d’accusation d’abus de confiance et 1 chef d’accusation de tentative de procurer des services sexuels – tous liés à son travail à Nova. Son arrestation a eu lieu après que plusieurs détenues à l’Institution Nova pour les femmes se sont présentées pour raconter leurs expériences d’agression sexuelle.

Le fait qu’il y ait maintenant de nombreuses affaires en cours contre des agents correctionnels pour des incidents d’agression sexuelle dans plusieurs institutions est révélateur de l’omniprésence de la violence sexuelle contre les femmes incarcérées. Les prisons ne sont pas – et ne seront jamais – des lieux sûrs, car de par leur nature même, les prisons sont des institutions violentes et oppressives. Les abus sexuels subis par la femme de IGV et par les femmes qui se sont présentées pour raconter leurs expériences à Nova sont flagrants.

Aujourd’hui, pendant la crise COVID-19, avec des visites interdites et un accès considérablement réduit aux mécanismes de responsabilité externes, il y a moins de surveillance au sein des établissements du SCC, ce qui rend les détenues encore plus vulnérables à toutes formes d’abus. La question de la coercition sexuelle et de la violence dans les prisons est suffisamment préoccupante que le Bureau de l’enquêteur correctionnel a lancé une enquête systémique sur cette question, dont les résultats sont attendus en automne 2020.

“L’élimination de la fouille à nu, l’accès des personnes incarcérées à des conseils et à des traitements externes pour les traumatismes et les abus, l’augmentation des mécanismes de surveillance et de responsabilité du SCC – tout cela devrait être mis en œuvre immédiatement; cependant, la réforme d’un système violent ne peut que nous amener à prévenir les abus envers les femmes vulnérables. Plutôt que d’incarcérer les femmes, nous devons investir dans la construction de communautés sûres et solidaires” – Emilie Coyle, directrice générale de l’ACSEF

L’équipe régionale de l’ACSEF en Ontario a mis à disposition notre soutien en matière de défense des droits et de conseil et continuera à le faire pour tous les prisonniers de IGV. Toutes les personnes incarcérées dans les prisons pour femmes peuvent également accéder les services de l’ACSEF par l’intermédiaire de notre bureau national au 1-800-637-4606.

– FIN –

Pour les commentaires:
Emilie Coyle, directrice générale de l’Association canadienne des sociétés Elizabeth Fry Courriel : ecoyle@caefs.ca
Téléphone : 613-316-6785

PDF: Un agent correctionnel de l’institution Grand Valley