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News Release – Oversight of Segregation in Prisons not Operative: The Abolition of the Practice of Segregation is Necessary and Urgent

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NEWS RELEASE 

Oversight of Segregation in Prisons not Operative: The Abolition of the Practice of Segregation is Necessary and Urgent

FOR IMMEDIATE RELEASE  

OTTAWA, Thursday, August 27th 2020 – In 2019, CAEFS testified to the Standing Senate Committee on Social Affairs, Science and Technology about our concerns with Bill C-83 and the implementation of the Structured Intervention Units (SIUs) which we argued would result in conditions of confinement much the same as those we saw under the administrative segregation regime, only with less procedural safeguards.  

Discouragingly, last week, one of the few safeguards that was put in place, the Structured Intervention Unit – Implementation Advisory Panel (SIU-IAP), released a statement that not only do they no longer exists, but that they were never permitted to do their work in the first place.  

In light of this, CAEFS reiterates our longstanding position that segregation is not a matter of name or space, but practice. That is, it is the act of isolating a prisoner from the rest of the prison population, whatever and however that is done. This practice should be abolished altogether, including the use of solitary confinement, maximum security units (and “secure units”), mental health monitoring, and all other forms of isolation and separation from the general prison population that carry similarly detrimental effects.  

The abolition of the practice of segregation is necessary and as COVID –19 has so brutally demonstrated, urgent. During the COVID-19 pandemic, we have seen a rise in the use of segregation, including the use of medical isolation to confine people to a cell for up to 23 hours a day in conditions largely indistinguishable from other forms of solitary confinement.   

 The measures imposed during COVID-19 prioritize security over careThese measures are needlessly restrictive and have included indefinite lockdowns and extended periods of isolation. In addition to a deep concern for the health of prisoners, we are wary of the potential for grievous human rights violations, particularly given the lack of external oversight during the COVID-19 pandemic.” – Emilie Coyle, Executive Director of CAEFS 

When introduced, Bill C-83 was heralded by the Correctional Service of Canada (CSC) as the beginning of a “transformative era in Canadian federal corrections”. This has not been the case, and solitary confinement continues to occur in Canada, only under a new name. Minister Bill Blair’s recent affirmation to review the appointments of the Chair and members of the SIU-IAP and ensure that the Panel receives the necessary information to carry out their work does nothing to address the harm that is indivisible from the practice of segregation, in any form.  

“We need real transformation in our justice system and in our communities. We can no longer settle for prison reforms that seek only to rebrand and make palatable what is undeniably an inhumane practice: a practice that disproportionately impacts and harms Indigenous women, and prisoners with mental illness” – Emilie Coyle, Executive Director of CAEFS 

END

For comment: 

Emilie Coyle, Executive Director of the Canadian Association of Elizabeth Fry Societies  

Email: ecoyle@caefs.ca
Phone: 613-316-6785

PDF: The Abolition of the Practice of Segregation is Necessary and Urgent – News Release

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

La surveillance de la ségrégation dans les prisons n’est pas opérationnelle:

L’abolition de la pratique de l’isolement est nécessaire et urgente

POUR PUBLICATION IMMÉDIATE

OTTAWA, jeudi 27 août 2020 – En 2019, l’ACSEF a témoigné devant le Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie au sujet de nos préoccupations concernant le projet de loi C-83 et la mise en place des unités d’intervention structurées (UIS) qui, selon nous, aboutiraient à des conditions d’isolement très semblables à celles que nous avons vues sous le régime de l’isolement préventif, mais avec moins de garanties procédurales.

Il est décourageant de constater que la semaine dernière, l’une des rares garanties mises en place, le Comité consultatif sur la mise en œuvre des UIS, a publié une déclaration que, puisque les membres du Comité ont été incapable de faire leur travail, le Comité cessera d’exister.

A la lumière de cela, l’ACSEF réitère sa position de longue date selon laquelle la ségrégation n’est pas une question de nom ou d’espace, mais de pratique. C’est-à-dire qu’il s’agit de l’acte d’isoler un prisonnier du reste de la population carcérale, quelle que soit la manière dont cela est fait. Cette pratique devrait être totalement abolie, y compris le recours à l’isolement cellulaire, aux unités de sécurité maximale (et aux “unités sécurisées”), à la surveillance de la santé mentale et à toutes les autres formes d’isolement et de séparation de la population carcérale générale qui ont des effets aussi néfastes.

L’abolition de la pratique de la ségrégation est nécessaire et, comme l’a démontré si brutalement la pandémie COVID -19, cette nécessité est urgente. Au cours de la pandémie COVID-19, nous avons constaté une augmentation du recours à la ségrégation, y compris l’utilisation de l’isolement médical pour confiner les personnes dans une cellule pour jusqu’à 23 heures par jour dans des conditions largement indissociables des autres formes d’isolement.

“Les mesures imposées lors de COVID-19 donnent la priorité à la sécurité avant le soin. Ces mesures sont inutilement restrictives et ont inclus des périodes d’enfermement indéfinies et des périodes d’isolement prolongées. En plus d’une profonde inquiétude pour la santé des prisonniers, nous nous méfions du potentiel de graves violations des droits humains, en particulier en raison du manque de surveillance externe pendant la pandémie COVID-19”. – Emilie Coyle, directrice générale de l’ACSEF

Lorsqu’il a été présenté, le projet de loi C-83 a été salué par le service correctionnel du Canada (SCC) comme le début d’une “ère de transformation dans les services correctionnels fédéraux canadiens”. Cela n’a pas été le cas, et l’isolement cellulaire continue de se produire au Canada, mais sous un nouveau nom. La récente affirmation du ministre Bill Blair de revoir les nominations du président et des membres du Comité et de s’assurer que le Comité reçoit les informations nécessaires pour mener à bien son travail ne fait rien pour remédier les préjudices qui sont indivisibles de la pratique de l’isolement, sous quelque forme que ce soit.

“Nous avons besoin d’une véritable transformation de notre système judiciaire et de nos communautés. Nous ne pouvons plus nous contenter de réformes des prisons qui ne cherchent qu’à donner une nouvelle image et à rendre acceptable ce qui est indéniablement une pratique inhumaine : une pratique qui a un impact disproportionné sur les femmes autochtones et les prisonniers souffrant de maladies mentales et qui leur porte préjudice” – Emilie Coyle, directrice générale de l’ACSEF

FIN

Pour les commentaires:
Emilie Coyle, directrice générale de l’Association canadienne des sociétés Elizabeth Fry

Courriel : ecoyle@caefs.ca
Téléphone : 613-316-6785

PDF: L’abolition de la pratique de la ségrégation est nécessaire et urgente – COMMUNIQUÉ DE PRESSE

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