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CAEFS’ Statement on Policing the Pandemic

[version française ci-dessous]

May 22nd 2020

Statement on Policing the Pandemic  

We have received disturbing reports from CAEFS’ local member societies of an increase in punitive law enforcement for supposed failures to adhere to physical distancing guidelines. This expansion of police power to serve COVID-19 related fines and /or to detain people is harming and further criminalizing already marginalized – often poor— communities, many of whom are the least able to practice the physical distancing measures that are being suggested.  

Responding from a place of punishment, rather than addressing need fails to consider the unfairness of the instructions to ‘stay at home’… and if home means no access to outdoor space? If home is a shelter that you are told to leave during the day? 

Fining hundreds of dollars to those who cannot afford to pay, in a time when money is already more scarce than usual – or confining people in close quarters as a punishment for not being far enough apart – will not lessen the impact of COVID-19, and will only serve to exacerbate the existing issues of inequity. Policing cannot be the way to respond to a public health crisis, and it never has been. 

In addition, we must recognize that racialized communities are already disproportionately surveilled by law enforcement. When a community is already under surveillance, any perceived infraction is more likely to be noted and acted upon resulting in an excessive and unequal number of fines issued and/or people detained.  

A response that fails to account for inequities is bound to leave us with an ‘equal’ rather than an equitable result. A response that is rooted in punishment, will do little to keep us safe. We need guidelines that are rooted in dignity, humanity, and mutual care. 

In order to keep each other safe from COVID-19, we need to invest in our communities and look out for one another, rather than relying on systems of punishment. 

For more on policing the pandemic, check out:

Updates from the CCLA and the Policing the Pandemic Mapping Project.  

PDF:  Statement on Policing the Pandemic – Final

22 mai 2020

Déclaration sur la surveillance de la pandémie 

Nous avons reçu des rapports inquiétants des sociétés locales membres de l’ACSEF faisant état de renforcement de l’application de la loi punitive pour des manquements supposés aux lignes directives sur l’éloignement physique. Cette extension des pouvoirs de la police pour infliger des amendes liées à la COVID-19 et/ou pour détenir des personnes nuit et criminalise davantage des communautés déjà marginalisées – souvent pauvres -, dont beaucoup sont les moins aptes à pratiquer les mesures d’éloignement physique qui sont suggérées.

Répondre depuis un lieu de punition, plutôt que de répondre à un besoin, ne tient pas compte de l’injustice des instructions de “rester à la maison”… et si la maison signifie ne pas avoir accès à l’espace extérieur? Si la maison est un abri que l’on vous dit de quitter pendant la journée?

Donner des amendes de plusieurs centaines de dollars à ceux qui n’ont pas les moyens de payer, à une époque où l’argent est déjà plus rare que d’habitude – ou enfermer les gens dans des espaces restreints en guise de punition pour ne pas être assez éloignés – n’atténuera pas l’impact de COVID-19, et ne fera qu’exacerber les problèmes d’iniquité existants. La police ne peut pas être le moyen de répondre à une crise de santé publique, et elle ne l’a jamais été.

En outre, nous devons reconnaître que les communautés racialisées sont déjà surveillées de manière disproportionnée par les forces de l’ordre. Lorsqu’une communauté est déjà sous surveillance, toute infraction perçue est plus susceptible d’être remarquée et de donner lieu à des mesures, ce qui se traduit par un nombre excessif et inégal d’amendes infligées et/ou de personnes détenues.

Une réponse qui ne tient pas compte des inégalités ne peut que nous laisser avec un résultat “égal” plutôt qu’équitable. Une réponse fondée sur la sanction ne contribuera guère à notre sécurité. Nous avons besoin de lignes directrices qui qui se basent sur la dignité, l’humanité, et l’entraide.

Afin de se protéger mutuellement contre COVID-19, nous devons investir dans nos communautés et veiller les uns sur les autres, plutôt que de nous reposer sur des systèmes de punition.

Pour en savoir plus sur la surveillance de la pandémie, consultez:

Mises à jour de l’ACLC et le projet «Policing the Pandemic

PDF: Déclaration sur la surveillance de la pandémie – Final

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